Guillaume Joubin donne un air présidentiel aux bouteilles de l’AOC

 

guillaume joubin 2016

 

Autant l’avouer, à l’AOC on est habitué à mettre les petits verres dans les grands. Mais de là à les faire remplir par un ancien sommelier présidentiel, aucun des adhérents n’y aurait songé. Qu’importe l’AOC l’a fait.

Depuis fin 2015, Guillaume Joubin fait partie des intervenants aux ateliers de l’association. Une opportunité rendue possible par la création, fin 2014, d’Aux Vins etc…, une société de formation et conseils aux professionnels et particuliers basée à Changé (53).

 « Je suis originaire de Laval. A 17 ans j’ai débuté mon apprentissage à la faculté des métiers de Ker-Lann et, en parallèle, dans un restaurant de Laval. Mon patron m’a rapidement orienté vers la sommellerie. » Son CAP de serveur et sa mention complémentaire de sommellerie en poche, il part faire son tour de France des vignobles et des restaurants.

Après un passage dans le beaujolais chez Marcel Lapierre, précurseur et défenseur des vins naturels sans soufre, il s’arrête, entre autres, chez Marc Veyrat puis chez Olivier Roellinger.

En 2002, il devient chef sommelier à l’Elysée durant le second mandat de Jacques Chirac. «C’était un moment important puisque la cave était renouvelée et améliorée. Je gérais environ 15000 bouteilles. C’était une très belle cave digne d’un palace. Pour la petite histoire c’est Bernadette Chirac qui a fait mon entretien d’embauche ».

En 2007, nouveau changement. Il s’installe à Bruxelles suite à la rencontre avec le chef Maxime Herbert. « Je l’ai rencontré en juin, alors que je représentais des vignerons sur un salon professionnel ». En octobre de la même année, le tandem ouvre A bout de Soufre, un bar à vins. Puis l’aventure s’amplifie avec Le Bistro de la Poste, un restaurant bistronomique.

Fin 2011, fin de l’histoire belge et retour à Rennes. Guillaume Joubin fait sa réapparition, à 31 ans, dans le lieu où il a débuté sa formation. Mais cette fois-ci de l’autre côté des gradins. En tant que formateur.

« Mais quand on a été entrepreneur, on reste entrepreneur. Je suis sommelier, formateur et franc buveur. On ne se refait pas. Il me fallait récréer une structure. Mais pas question pour autant de reprendre une boutique. J’aime l’itinérance et l’évènementiel. Avec Aux vins etc… je peux associer les deux. J’ai par exemple animé un concert vins et chocolats, ma deuxième passion,  avec une chanteuse lyrique et un piano. Je suis aussi impliqué dans le salon Vini circus à Guipel. Il est temps de dépoussiérer l’image du sommelier. On peut être dans l’air du temps sans être élitiste. Ce métier demande de la passion et de l’humilité ».

Et aussi l’ouverture de pas mal de flacons. Ce qui est loin de déplaire à Guillaume Joubin ainsi qu’aux adhérents de l’AOC et à son président René-Jean Carrillo en tête.

 

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